Le délégué interministériel à la sécurité routière de passage en Dordogne ne veut pas réduire la vitesse des réformes. La demande de dérogation aux 80km/h pour les grands axes ne sera pas entendue, et des sociétés privées vont se charger de contrôler les automobilistes

« Il n’y aura pas de dérogation au 80 km/h en Dordogne ». Si vous aviez l’espoir de continuer à rouler sur les grands axes à votre vitesse ordinaire, il faudra vous y faire.

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière en déplacement éclair en Dordogne ce mardi 24 avril n’a visiblement pas l’intention de mettre la pédale douce sur les réformes.

Emmanuel Barbe lors d'une visite à Montpellier en août 2016. / © F3 LR
Emmanuel Barbe lors d’une visite à Montpellier en août 2016. / © F3 LR

Pas question de suivre la demande de dérogation aux 80 km/h proposée par le Conseil Départemental. Une demande formulée le mois dernier par son Président Germinal Peiro qui portait sur les routes les plus sûres de plus de 6m mètres de large  et disposant d’un double marquage. Soit tout de même un quart des routes du département.

Mais décidé à aller très vite sur le sujet, Emmanuel Barbe rétorque que c’est justement là où la réduction de vitesse aurait le plus d’effet, le réseau le plus roulant étant aussi celui qui fait le plus de morts, et les automobilistes réduisant déjà d’eux-même leur vitesse sur les autres axes. Affaire à suivre (lentement).

Que les associations d’automobilistes et de motards en prennent donc leur parti. Et pour les plus rebelles qui s’en prennent régulièrement aux radars fixes, le gouvernement a la solution : des voitures-radar privées qui sillonneront la Dordogne (et le reste des routes françaises) dès l’an prochain, à l’image de celles qui commencent à sévir depuis hier en Normandie.

Pour conforter sa position, le délégué interministériel rencontrera des victimes d’accidents de la route au centre de rééducation de Lalande.

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